Pages

Sophie, 30 ans


Maman d'Ugo et Simon

Un peu de moi, beaucoup de nous.

Quelques lignes, en toute simplicité et sans prétention.

La grossesse | la maternité | les futilités | les sentiments | la vie.




vendredi 28 mars 2014

Les comportements que je promets de ne jamais avoir sur Facebook ...


Partager mon accouchement en direct live : « poche des eaux percée, péridurale posée, col ouvert à 2 cm, j’vous tiens au courant »  « après 6h de souffrance, bébé-chou est là, c’est que du bonheur, j’en oublie les forceps et l’épisio. »  « Nous sommes chambre 259, envoyez MP si vous voulez passer. »

Inonder mon mur de niaiseries en tout genre - même si je le penserai, incontestablement. - : « A peine 6 jours que tu es là, notre vie a tellement changé, c’est merveilleux, les papillons bleus ont envahi notre espace vital, notre cœur ne bat que pour toi, tu es le soleil de nos vies petit Cofidis. »

Dégoûter tous mes contacts après-manger : « Après 1 semaine et 1 jour, le cordon de bébé-chou est enfin tombé ».

Faire un compte-rendu détaillé de chaque visite chez le pédiatre : « visite des 1 mois, bébé-chou va bien, pèse 4k969 pour 62.4 cm, juste une opération du kiki à prévoir » ou encore « 40° de fièvre pour bébé-chou, sous antibio pendant 15 jours. »

Utiliser des mots enfantins : « Après le lolo, bébé-chou a été sur le popo tout seul comme un grand ! Reste à se débarrasser de la tutute. Trop fière. »

Parler de caca sans arrêt : « bébé-chou a la gastro, ça-y-est, la chambre est repeinte » ou "bébé-chou a joué avec sa couche le polisson, il l'a enfilé sur la tête, je vous raconte pas l'état..."


Partager des images dégueulasses : 



Fringales au boulot ...

Petit article diététique du jour…Bonjour !



Depuis l’adolescence, j’ai un rapport très ambivalent avec la nourriture : d’un côté je suis obsédée par le fait d’avoir une alimentation équilibrée et diététique (la faute à ma control-freak de mère), mais de l’autre, ça me permet de craquer en toute impunité sur une bonne raclette ! Marche aussi avec un bonne tartiflette, une bonne pizza, une bonne pâtisserie, une bonne plaquette de chocolat, un bon…ok j’arrête.

Rien à voir avec le fait d’avoir peur de grossir (ouhh la menteuuuse !) - je pense être une bonne mangeuse qui ne se prive pas de grand-chose, je suis une grande gourmande  - mais ça me rassure de compenser certains excès et de prendre soin de ma santé…et désormais de celle de bébé !

_________________________________________________________________________


Je ne pourrais faire mieux que de citer ma super appli « Babycenter » pour illustrer mes propos : 
« Oubliez l’expression 'manger pour deux', il faut 'manger mieux et non pas plus' ».


Bref : faire le plein de nutriments et de vitamines en gardant une alimentation saine, pas seulement pour préserver vos jolies fesses galbées, mais surtout pour le bon développement de bébé ! Et puis ça vous déculpabilisera quand vous craquerez sur cette délicieuse tarte au citron meringuée (on n’a pas dit qu’il fallait se priver des bonnes choses non plus)

_________________________________________________________________________


J'ai donc eu envie de partager avec vous mon « petit kit de survie » que je garde précieusement dans mes tiroirs au bureau (oui, parce qu’à la maison ce n’est pas du tout la même chose… c’est la faute de l’Homme, il préfère les chips, le bougre).

Voici mes encas coupe-faim et anti coup de mou dans lesquels je peux puiser de l’énergie :


* Des fruits (j’aime bien les pommes et les bananes qui « calent » bien les fringales) = vitamines à gogo.

* Des fruits secs, en particulier les pruneaux (marche aussi avec des figues, des abricots secs, etc.) = vitamines E, B9, Zinc.

*Tel un écureuil, je raffole des noisettes, des noix, des amandes (non salées entendons-nous bien) = magnésium, vitamines E, B9, Zinc.

* Un yaourt = vitamines B2, B9, B12.

* Barres de céréales, biscuits aux céréales (j’aime beaucoup les Gerblé, mais d’autres marques sont également très bien) = fibres, fer, vitamines B9.

* Et parfois, un bon tiramisu. Pour le PLAISIR !





Et vous ? Quelles sont vos aliments fétiches pour tenir le coup ?

mercredi 26 mars 2014

Se préparer à la naissance ...


Hier, j’ai assisté à mon dernier cours de préparation à la naissance, j’en serais presque nostalgique !

J’ai décidé de partager cette expérience avec vous car je me suis rendue compte que beaucoup de filles y sont réticentes au premier abord…

Moi-même, avant d’y assister, j’y suis allée à reculons : je m’imaginais déjà devoir réaliser des exercices de respiration tel un petit chien surventilé dans toutes sortes de positions gênantes ou m’entraîner à laver un bébé en plastique. Un peu comme dans les séries Ricaines quoi…

Et bien NON. La télé nous ment.

Evidemment, j’imagine que ça doit être différent d’une maternité et/ou d’une sage-femme à l’autre, mais voici comment s’est déroulée ma préparation : 6 cours répartis en 3 fois 2 heures :


Les 2 premiers cours = l’avant naissance :



Par exemple : Pour quels motifs - OU PAS - venir aux urgences (non, vos jambes qui gonflent ne sont pas un motif valable Mesdames, c’est juste la triste réalité de la grossesse). Quand venir à la maternité ? Pour éviter de venir trop tôt (on vous renverra illico chez vous, ça évite une perte de temps et d’énergie inutile) ou bien trop tard...(là, bah c’est balot...). Mais aussi d’aborder un point très important : la valise de maternité (si j’avais su avant qu’on en parlerait à ces cours, j’aurai évité de consulter moult sites et forums pour savoir quoi acheter exactement. BREF.)

Mais c’est surtout l’occasion de parler ensemble de son vécu de grossesse, de poser toutes les questions qui nous passent par la tête (la sage-femme est beaucoup plus informée et rassurante que les énergumènes de Doctissimo, sisi.). En fait ça ressemble beaucoup à une discussion entre copines (surtout que, pour ma part, nous n’étions que 3 ou 4 par séance). Pour les timides, vous n’êtes pas obligées de prendre la parole, écouter et déjà une très bonne chose, on ne vous oblige à rien. Mais vous verrez que vous vous sentirez vite à l’aise, parole d’asociale ;-)

* 1 chose que j’ai apprise : il ne faut se rendre à la maternité que lorsque les contractions s’espacent d’environ 10 minutes ou lorsque l’on a perdu les eaux (et non pas les os, haha ! Ok, je sors).


 Les 2 seconds = la naissance 
(bon, ok, l’ACCOUCHEMENT) :


, vous allez VRAIMENT savoir ce qui vous attend ! Vous allez enfin en finir avec les idées reçues, avec les anecdotes sordides de votre entourage (les fourbes !) et avec vos angoisses face à l’inconnu : vous serez prête pour le Jour-J ! WARRIOR-INSIDE !!

La sage-femme ne vous cache rien, elle vous dit tout, sans tabou ; et bien pourtant, croyez-moi, on sort de cette séance rassurée, presque ZEN J. Allez hop, on pourrait presque accoucher dès le lendemain, trop facile, les doigts dans le nez !

Tout y passe : le travail, la péridurale, les efforts de poussée, l’épisiotomie, la ventouse, les forceps, l’accueil de bébé, le rôle du papa, etc.

On aborde également la fameuse respiration : mais rassurez-vous, la sage-femme vient nous voir une par une pour nous expliquer et voir si on réalise l’exercice correctement. C’est rapide, discret et efficace. Du moins, c’est ce qui s’est passé pour moi…

C’est lors de cette séance qu’on vous montre à quoi ressemble la fameuse aiguille de la péridurale…Et là, vous êtes presque déçue… « C’est si petit ? Et on ne m’enfonce qu’un petit bout de rien ?? Et en plus je suis anesthésiée localement donc je ne sens rien ?? » Là, vous maudissez toutes celles qui vous ont fait passer des nuits blanches après avoir abordé le sujet.

PS : bon heu…désolée d’en décevoir certaines, mais les anesthésies locales pour la péridurale ne se font pas dans toutes les maternités… Dans la mienne si.*sourire sadique*

En ce qui me concerne, nous avons terminé cette séance par une visite de la maternité (où se présenter, salle d’accouchement, chambres, endroits où vont se dérouler les soins de bébé, etc.).

Lors de cette séance, c’est intéressant que le futur papa soit présent car la sage-femme va pouvoir lui expliquer clairement à quoi il va servir ce jour-là (non, non il ne jouera pas le rôle de la plante verte) : pour ce qui est de couper le cordon par exemple ;-) Il sera lui aussi rassuré et se sentira prêt – du moins en théorie – à affronter ce jour fatidique ! En plus, il se souviendra certainement mieux que vous de l’endroit où il faut se présenter lorsque bébé pointera le bout de son nez (les filles n’ont pas le sens de l’orientation, c’est bien connu, surtout entre deux contractions).

* 1 chose que j’ai apprise : Un bébé de 4 kg ne provoquera pas forcément d’épisio alors qu’un bébé de 2 kg peut en nécessiter une…Cela ne dépend pas du tout du poids ou de la taille du bébé mais de la position de la tête !


Les 2 derniers = l’après naissance :



Cette dernière session aborde plusieurs thèmes : l’après accouchement, l'allaitement/le biberon, les soins, la rééducation du périnée, le baby blues, la contraception (non, non vous n’êtes pas protégées si vous allaitez Mesdames = c'est une idée reçue !) et même un petit cours de massages que vous pourrez prodiguer à bébé.

Elle permet aussi et surtout d’en apprendre un peu plus sur votre séjour à la maternité : qu’allez-vous faire exactement durant ces 5 jours ?

Et bien vous allez apprendre à être maman !

Chaque matin, une puéricultrice passera pour le bain de bébé et les soins du cordon, c’est elle qui va vous enseigner l’art de prendre soin de bébé-chou ! Vous allez également recevoir régulièrement la visite de la sage-femme, qui vient s’assurer que tout va bien, notamment pendant le repas de bébé (ou qui se ramène parce que c’est la 40 millième fois que vous sonnez, mais bon, elle l’a dit la sage-femme, faut pas hésiter surtout ! Alors…). Parfois, vous recevrez également la visite du pédiatre. En plus de ça, vous serez dérangée par la femme de ménage qui vient astiquer votre chambrette ! Sans compter qu’environ toutes les 2H, l’ogre que vous avez mis au monde aura faim…

L’après-midi, pas de répit, votre famille et vos amis envahiront la chambre, tout le monde voudra prendre bébé dans les bras, il ne se reposera donc pas vraiment, et qui va trinquer le soir venu à devoir supporter les pleurs du petit bout fatigué ? TOI.

BREF. La maternité, ce n’est pas du repos

Conseil de ma super sage-femme de OUF : quand vous rentrez chez vous jeunes parents, fermez votre porte à double tour, éteignez votre téléphone et REPOSEZ-VOUS. Vous en aurez besoin. Car les gens qui veulent venir vous voir à la maison vont se bousculer à votre porte : ils s’installeront bien tranquilles chez vous et s’échangeront bébé pendant que VOUS servirez le café. Le soir, ils rentreront peinards chez eux, alors que VOUS supporterez encore les pleurs de bébé-chou-râleur-fatigué-de-sa-journée et que VOUS aurez encore milles choses à faire. Bref, attendez d’être requinqués et, surtout, d’être prêts, avant d’ouvrir votre porte...

[Bien sûr, vos parents ou amis proches, si vous avez la chance qu’ils soient formidables,  ne comptent pas, puisque d’eux-mêmes, ils vous aideront].

* 1 chose que j’ai apprise : A la maternité, fixez vos règles dès le début. Si vous jugez que bébé a été trop pris dans les bras et qu’il a besoin de repos, dites-le. Si vous voulez que les gens se lavent les mains avant de toucher bébé, dites-le. Si vous êtes fatiguée et que vous souhaitez que les gens partent, dites-le. Si vous souhaitez être seule pour allaiter, n’hésitez pas à inviter les gens à sortir prendre un café à l’extérieur de la chambre, bref, vous l’aurez compris : dites-ce que vous pensez Sinon vous risquez de craquer, et c’est souvent sur la mauvaise personne : l’Homme.  Pour ne pas vous faire passer pour l’unique méchante et rabat-joie, partagez les rôles avec votre conjoint : chacun s’occupe de fixer les règles avec ses proches (il s’occupe de sa famille, de ses amis, vous, des vôtres). Vous culpabiliserez moins.

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire ! Du COURAGE !

{ Je vous dirais si j’ai réussi à tenir ce pari lorsque j’aurai vécu ces moments…}


Vous l’aurez compris, je vous encourage vivement à assister à ces cours, rassurants, informatifs, intéressants et remplis de bons conseils !

Pour les cours qui me restent, je pense essayer le Yoga et la sophrologie. J'y réfléchi encore... Réponse dans un prochain article !



N’hésitez pas à partager votre expérience avec moi car j’imagine que tous les cours ne se ressemblent pas exactement et que le vécu peut varier d’une femme à l’autre…


Illustrations 2 et 3 ---- Drôles de Mums 

dimanche 23 mars 2014

10 annecdotes un peu honteuses sur moi


────────────────────────────
10 ANECDOTES "Sophiesques" 
__________________________________

· Ceci n’est pas vraiment mon 1er blog non… Un jour, j’ai ... j’ai eu un Skyblog …non, 3 en fait _oui je sais : shame on me_ sur lesquels je racontais mes tribulations (in)intéressantes d’ado en pleine crise existentielle. Le tout agrémenté de photos artistiques (bouche-en-cul-de-poule/J’te-montre-un-bout-de-sein-mine-de-rien/Photos-retouchées-à-l’extrême-parce-que-si-j’te-jure-en-vrai-j’suis-trop-belle).

· Une araignée ? Une souris ? Je reste impassible. Un vers de terre ? Je pleure, je cours, je crie. C’est mon étrange phobie…

· En temps normal, je suis une fille calme, paisible, courtoise et plutôt discrète. Jamais un mot plus haut que l’autre, j’ai tendance à éviter le conflit. Un jour, avec ma meilleure amie, nous étions dans un bar, complètement bourrées/ torchées/ pintées. BREF : à la limite de la désinhibition. Pour résumer la situation, c'était en fin de soirée et nous étions en colère après la pauvre barmaid car elle avait perdu nos manteaux, deux nanas "wesh ma gueule" nous regardaient en riant, ce qui a eu le don de nous agacer. Nous les avons donc grassement abreuvées d’insultes en tout genre, avec toute la classe et la finesse que vous pouvez imaginer. Une fois nos manteaux retrouvés, nous sommes sorties et avons rejoint une ruelle sombre pour récupérer notre voiture. Mais ces deux filles nous avaient suivies et nous ont sauté dessus par surprise arrachage de cheveux, coups de griffes acérées, coups de pieds, gifles (bagarre de louves sauvages quoi, j’vous laisse imaginer ce splendide – ridicule ? -- spectacle). Des vigiles ont heureusement fini par nous séparer alors que j'écrasais frénétiquement la tête de mon ennemie à l'aide de mon sac Longchamps (rebelle attitude) pendant qu'elle arrachait mes cheveux par poignées. Bref, je me suis battue, pour la 1ère fois de ma vie …et…..j’ai aimé ça.

· Je suis Picarde. Oui, la région où certains spécimens parlent « comme Ço », et je fais tout pour contrer cet accent. J’ai honte. 

· En CM2, j'ai traversé toute la cantine avec la jupe coincée dans mon collant. Culotte apparente bien sûr, sinon c'est pas drôle. 

· Un jour, j’ai planté un crayon dans le talon de mon frère, juste parce qu’il me gênait pour dessiner. Oui, je suis impulsive, un peu.





Have a nice Sunday <3

mercredi 19 mars 2014

Les rabat-joie de la grossesse

On en a toutes eu marre d’entendre certaines phrases                        durant la looongue attente de bébé !



Pour ma part, voici les phrases les plus énervantes qui                                
ont le plus titillé mes oreilles :


v « C’était voulu ? »

v « Et sinon, combien de kilos tu as pris pour l'instant ?? »

v « Reprends-en ! Tu manges pour 2 maintenant ! »

v « Alors, tu sais ce que c’est ?? » Oui. Un bébé.

v « Tu le porte devant, ça sera un garçon ».

v « Tu le porte devant, ça sera une fille » (faudrait vous mettre d’accord les gars).

v « Une amie voyante m’a dit que ça serait une fille ! »

v  «Une cousine éloignée lit dans les cartes, elle a vu que ça serait un garçon »

v « Tu manges salé, ça sera un garçon. »

v  « Tu portes des talons !?  »

v  « Des idées de prénoms ? Tu veux pas le dire ? La 1ère lettre alors ? Allez fait péter ! »

v  « Rolala, t’as pas peur qu’il soit aussi chiant que son père ?! »

v « Oh…sûre ? Même pas un peu de champagne ? »

v « Le saucisson ? Interdit ? Tsss, de mon temps on mangeait ce qu’on voulait… » Bien. De ton temps, de nombreux gosses naissaient avec 3 orteils, 1 bras et un œil au milieu du front, ok ? Maintenant tu me laisses manger mon saumon congelé, merci.

v  « T’as pas peur d’être déformée physiquement après ça ? »

v « Ouai ok tout va bien pour le moment mais là c’est rien ! Le pire c’est les derniers mois ! : jambes qui gonflent, bébé qui donne des coups, tu dors plus, brûlures d’estomac, et PAF les vergetures, mal de dos, blablabla… ».

v « Que du bonheur ? Un bébé ? Non mais attends, ne te réjouis pas trop vite. Les nuits blanches, plus de vie sociale, prise de poids, plus le temps de prendre soin de toi, épisiotomie, baby blues, teint terne, fatigue, budget niqué… » TA GUEEEUUUUUUULLLLLEEEEE !!!!!!

v « Dis donc tu devrais pas être couchée à cette heure-ci toi ? Il faut te reposer ! »



Illustration --- Kopines.com


Et vous ? Quelles phrases vous ont le plus 

énervées ?



samedi 15 mars 2014

Mon ventre = Propriété privée


Etre enceinte de tout juste 6 mois ce n’est que du bonheur me direz-vous. Certes. Je n’ai jusque-là eu aucune complication angoissante ni aucun effet secondaire me donnant envie de me passer la corde au cou. Bref ma grossesse se déroule à merveille dans la sérénité la plus totale.


Mais comme disais ce cher Jean-Paul Sartre, 

« l’Enfer, c’est les autres ».


Depuis que mon ventre s’est arrondi, j’ai la désagréable sensation que "ces autres" imaginent qu’il est tout à coup « ouvert au public ».

Cette manie qu’ont certaines personnes de me toucher le ventre sans me demander la permission, accompagné d’un joyeux « alors ça pousse ?? », m’exaspère au plus haut point.

Je ne suis pas une fille très tactile – sauf avec mon amoureux mais ceci est une autre histoire – et j’ai toujours été assez pudique. Le fait qu’un individu que je connais parfois à peine agresse mon ventre sans ménagement me donne envie de lui rétorquer : « et moi, je peux te toucher les fesses pour m’assurer que t’as toujours du gras au croupion ? ». Merde.

En temps normal, personne ne se permet de me toucher le ventre, pourquoi ça changerait maintenant sous prétexte qu’un petit être s’y cache ?

Qui plus est, je ne souhaite offrir ce privilège qu’à mes proches. Quoi de plus beau que de leur prendre la main et de la poser sur mon bidon lorsque bébé bouge ? J’estime que c’est un cadeau que je réserve à ceux que j’aime, un gage d’amour et d’intimité qui se mérite.

De la même manière, lorsque j’entre dans une pièce, j’ai désormais la désagréable sensation de n’être qu’un « ventre ». On ne me regarde plus dans les yeux pour me dire bonjour. On mate d’abord mon ventre avec insistance (« ho tiens ça a grossi un peu dis donc ») puis seulement après on s’adresse à moi.


Et c’est là que je vois la différence avec mes proches, mes amis. Eux, lorsqu’ils me voient, ils me sourient, à moi, ils m’embrassent chaleureusement et seulement après, ils admirent mon bidon. Ils le regardent avec tendresse et amour. Ces moments remplis d’émotions me révèlent les personnes les plus sincères, celles sur qui je peux compter. Mais ça, au fond, je le savais déjà…



Alors, et vous ? Comment vivez-vous le regard des autres ? Leurs intrusions ? Cela vous gêne-t-il autant que moi ou suis-je la seule fille pudique et asociale de la planète ? ;-)

Illustration --- Liliaimelenougat